Interview de Juliette Cartier, éducatrice spécialisée en foyer d’hébergement

Une série d’interviews a été réalisée dans le but de saluer et de valoriser la contribution d’acteurs et d’actrices impliqué.e.s dans les activités de la recherche-action-formation I SAID. 

Aujourd’hui, nous donnons la parole à Juliette Cartier, éducatrice spécialisée au foyer d’hébergement l’Oiseau Mouche à Roubaix.

Pouvez-vous vous présenter et présenter votre organisation ?

Je suis éducatrice spécialisée au foyer d’hébergement de l’Oiseau-Mouche à Roubaix. Ce foyer accueille des personnes en situation de handicap intellectuel et/ou handicap psychique. Parmi nos résidents certains sont comédiens à la compagnie de l’Oiseau-Mouche, d’autres travaillent en ESAT Papillons Blancs.

Pourquoi avez-vous rejoint le projet I SAID ?

J’ai rejoint le projet I SAID avec deux autres collègues éducatrices pour tout le travail qui est fait autour de l’autodétermination. On trouvait cela intéressant de voir comment on pouvait amener davantage de parole et de choix aux personnes que l’on accompagne. Ce qui m’a aussi fortement intéressée, c’est l’échange de pratiques que l’on peut avoir entre professionnels grâce au projet I SAID : l’opportunité de connaître et prendre connaissance de ce qui se fait ailleurs, de réfléchir ensemble aux différentes façons de travailler, que ça soit en France ou en Belgique.

Qu’est-ce que le projet I SAID peut apporter à votre structure ?

Grâce au projet I SAID, nous avons accès à un partage d’outils intéressants notamment l’outil collaboratif, mais aussi des partages d’expérience qui nous permettent de voir ce qui se fait ailleurs et éventuellement de le proposer dans notre structure. Le projet nous permet également de rencontrer d’autres foyers, à travers les communautés de pratiques. Récemment nous avons rencontré des résidents du foyer ALPHHA à Croix et nous, professionnels, avons pu échanger avec eux et nous avons d’ailleurs prévu une nouvelle rencontre prochainement pour discuter ensemble de l’autodétermination. Il y a donc un réel lien qui se fait entre les différents établissements et nous avons la possibilité d’échanger sur nos pratiques, sur nos vécus, nos vies ou encore nos fonctionnements et de réellement bénéficier de ces rencontres.

Le projet I SAID c’est aussi la chance de pouvoir proposer aux adultes que nous accompagnons par exemple les stages pratiques à l’autodétermination, et d’en bénéficier avec eux. Un des adultes a déjà assisté à une première session de stage pratique avec une de mes collègues.

Quelque chose à ajouter ?

Le plus important pour nous c’est de ne pas être enfermé dans nos pratiques mais de pouvoir échanger et être ouvert sur d’autres fonctionnements.

Un grand merci pour le temps accordé à cette interview !

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